Forcément, j’ai été interpellé par le titre au détour d’une lecture du Glamour ou du Elle, je ne me souviens plus très bien.

Fille noire / fille blanche, ça interpelle quand même,  surtout lorsque l’on voit la couverture :

fille noire fille blanche

Cette fille noire, sans culotte, le haut blanc relevé, avec ses cheveux que l’on devine crépus et coiffés sous forme de choux, les yeux clos, recroquevillés. Effectivement, cela m’a interpellé.

Lorsque j’ai lu le synopsis, cela m’a semblé moins intéressant :
Elles se rencontrent au coeur des années soixante-dix, camarades de chambre dans un collège prestigieux où elles entament leur cursus universitaire. Genna Meade, descendante du fondateur du collège, est la fille d’un couple très «radical chic», riche, vaguement hippie, opposant à la guerre du Vietnam et résolument à la marge. Minette Swift, fille de pasteur, est une boursière afro-américaine venue d’une école communale de Washington.

Nourrie de platitudes libérales, refusant l’idée même du privilège et rongée de culpabilité, Genna essaye sans relâche de se faire pardonner son éducation élitiste et se donne pour devoir de protéger Minette du harassement sournois des autres étudiantes. En sa compagne elle voit moins la personne que la figure symbolique d’une fille noire issue d’un milieu modeste et affrontant l’oppression. Et ce, malgré l’attitude singulièrement déplaisante d’une Minette impérieuse, sarcastique et animée d’un certain fanatisme religieux. La seule religion de Genna, c’est la piété bien intentionnée et, au bout du compte inefficace, des radicaux de l’époque. Ce qui la rend aveugle à la réalité jusqu’à la tragédie finale. Une tragédie que quinze ans – et des vies détruites – plus tard, elle tente de s’expliquer, offrant ainsi une peinture intime et douloureuse des tensions raciales de l’Amérique.

Une énième histoire d’amitié entre deux personnes diamétralement opposées, c’est ce que je pensais avant de le lire. Je ne vais pas vous cacher mon avis plus longtemps : je n’ai pas aimé le livre.

Les personnages ne sont pas attachants et sont plutôt ennuyants. Du moins, c’est ce que j’ai ressentit. Le comportement hautain, austère et insupportable de Minette Swift m’a exaspéré. L’idéologie et la volonté de se faire aimer de Genna m’a énormément irrité.

Sûrement le fait que je n’arrive pas à me transposer à cette époque. Le noir, le blanc, l’accent du sud, sont très loin de moi, même si cela fait partit de l’histoire du peuple noir auquel j’appartiens. N’empêche, je ne me lève pas tous les matins avec ces idées, et heureusement pour moi.

L’histoire est longue a démarré, mais je pense que c’est une volonté de l’auteur de nous présenter le « cadre » historique afin de comprendre les paramètres de l’histoire. Tout cela, ces mots choisis, ces tournures de phrases m’ont profondément gonflées. Elle est où l’histoirre ? Je ne sais pas…

Du Hippie, des terroristes, du racisme, de la folie, du fanatisme religieux… Je me suis forcée à le terminer, la lecture ne m’était pas agréable. Oh, il y a des passages intéressants, des explications qui nous aident à comprendre les personnages, mais honnêtement, aucun plaisir à le lire.

Sinon, il est disponible à la Fnac au prix de 20€ et est publié aux Editions Philippe Rey.

ViVi LaChipie

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